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Bâ, Amadou Hampâté

Brodsky, Joseph

Gombrowicz, Witold

Levi, Primo

Márai, Sándor

Pellico, Silvio

Pliouchtch, Léonide

   

Bâ, Amadou Hampâté

Cet auteur et ses livres plus ou moins autobiographiques Amkollel l’enfant peul et Oui mon commandant ! ont été présentés dans le cadre de la littérature franco-africaine.

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Brodsky, Joseph

Né en 1940, écrivain russe et prix Nobel émigré aux Etats-Unis en 1972.

   

Joseph Brodsky, Acqua alta

Titre original : Watermark. Souvenirs lus en français.

Tous ceux qui ne connaissent de Venise que le côté touristique plus ou moins estival devraient lire ce livre pour connaître une Venise toute autre : la ville du froid, de l’humidité, du temps maussade, de la brume, de l’hiver pourri… C’est de préférence pendant ces périodes « à éviter » que Joseph Brodsky (anciennement Yossip Brodskiy, en Russie) a visité Venise plus d’une fois. Et la mauvaise humeur provoquée par une nuit où il essayait en vain de trouver un peu de chaleur sous ses draps humides et froids a peut-être même pénétré dans son récit. En tout cas il ne mâche pas ses mots quand il parle d’Ezra Pound, qui semble être quelqu’un qu’il ne peut pas voir en peinture… Il dit pourtant que « les nuits sont pauvres en cauchemars » à Venise et son livre contient plus d’un rêve fait en état d’éveil, même en hiver.

Il y a d’ailleurs d’autres écrivains et artistes dont Brodsky parle avec plus d’estime : Anna Achmatova, Goethe, Igor Stravinski, Montesquieu. Et l’on a souvent envie de noter des phrases qui se prêtent à la citation. En voici une :

« En général, l’amour arrive à la vitesse de la lumière ; la séparation, à celle du son. C’est le passage d’une vitesse à l’autre, la déperdition, qui rend l’œil humide. »

Pensez-vous ! Ce n’est pas d’une femme qu’il parle, mais de la ville de Venise...

Et en voilà une autre, venant après le récit de certaines conditions de vie très italiennes :

« Le voyageur, bien sûr, adore ce genre de choses, pas l’indigène. Ce que le peintre croque, ce que l’amateur photographie ne pas drôle pour l’habitant. »

Observations linguistiques

Avec l’expression « acqua alta » (eau haute), les Vénitiens désignent cette marée haute « hors règle » qui inonde assez souvent des quartiers entiers, dont les environs de la place St-Marc. Ces eaux qui montent jouent donc un rôle important dans la vie quotidienne des autochtones - et des touristes.

Le titre anglais fait appel au même phénomène parce que « watermark » désigne la quote d’alerte pour la montée des eaux.

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Joseph Brodsky, Acqua alta

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Gombrowicz, Witold

Witold Gombrowicz, Souvenirs de Pologne

Titre original : [Je n’en sais rien. Si vous en savez plus, ayez la gentillesse de me le communiquer. Merci d’avance !]. Mémoires lues en français.

Autant que je me souvienne, je n’ai que rarement lu un livre en étant dans un tel état de colère contre son auteur… Parce que, indépendemment de tous ses mérites pour la littérature européenne, Gombrowicz ne devait pas être facile à vivre, loin de là, et il en était fier !

Ce n’est pas pour rien qu’un jour une actrice trop systématiquement méprisée et irritée par lui, lui a versé un verre d’eau sur la tête (p. 147) et qu’un autre jour, un professeur excédé de ses railleries lui a lancé une chaise à la figure devant les étudiants réunis (p. 209, 239). Et ce ne sont pas les seuls scandales provoqués par le comportement de Gombrowicz...

Sous prétexte de voir la tâche de sa vie dans un grand effort de « briser la forme » (il en parle souvent) et de participer à « l’évolution qui détruisait cet esprit de vénération et de déférence que je trouvais sot et qui ôtait aux Polonais leur audace et leur liberté » (p. 246), Gombrowicz se comportait très souvent comme le fameux éléphant dans la boutique de porcelaine. Il dit de lui-même : « J’avais besoin de victimes… » (p. 157) et son livre en est plein ! Un bel exemple : Après avoir passé plusieurs semaines « à l’œil » dans un manoir appartenant à une famille noble, il n’a rien trouvé de mieux à faire que de dénigrer publiquement dans la presse, leur statut social et leurs propriétés terriennes. Rappelons-nous qu’il était lui-même hobereau, riche, fainéant et sybarite, comme il écrit lui-même à plusieurs reprises. Son commentaire : « Je dois préciser que selon mes opinions d’alors ce qu’on appelait manque de tact était un facteur hautement créateur en matière artistique, j’estimais qu’un artiste qui a peur d’être inconvenant, de choquer, de scandaliser ne vaut pas grand-chose, qu’il ne faut pas se soumettre aux formes mondaines quand on veut être soi-même créateur de forme. » (p. 180)

Cela dit, j’ai lu ce livre jusqu’au bout et j’ai été récompensé par quantité de choses que j’ai apprises sur la famille, la vie et les idées de l’auteur, sur ses rapports difficiles avec la Pologne et les Polonais et les femmes et les hommes et l’art plastique et la peinture etc. (ce monsieur n’avait que des rapports difficiles !), sur les transformations de la société polonaise entre les deux guerres (mode, façon de vivre, notion de l’honneur, duels, antisémitisme...), sur la « décomposition » (p. 258) de cette société après la mort du maréchal Pilsudski et sur la « scène » littéraire polonaise de la même époque (qui d’après Gombrowicz n’était pas du tout à la hauteur de Gombrowicz, bien sûr !).

En dehors des rencontres racontées tout le long du livre, Gombrowicz consacre une dizaine de pages continues aux Juifs de Pologne (« Les Juifs jouaient un rôle tellement spécifique et éminent dans le développement polonais en ces années-là qu’il est impossible de ne pas parler d’eux. » p. 247-258) et à l’antisémitisme polonais. Ces pages sont très intéressantes comme une vue de l’intérieur de la société polonaise, mais à prendre avec précaution, parce que d’une part, Gombrowicz dit de lui-même, dans un autre contexte : « Comme je connaissais peu la Pologne ! » (p. 231), et d’autre part, le chapitre se termine inévitablement sur l’ennième apothéose de Ferdydurke, son œuvre favorite... (p. 257)

C’est d’autant plus étonnant combien la conception de Ferdydurke reste floue. Ce livre qui est communément considéré comme l’œuvre la plus importante de Gombrowicz est poutant né à l’époque décrite dans les Souvenirs de Pologne. Gombrowicz n’arrête pas d’en parler, mais à part une vague idée comme quoi ce livre doit ‘briser la forme’, être unique et extraordinaire, on apprend pas grand-chose.

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Witold Gombrowicz, Souvenirs de Pologne

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Pour les livres de Witold Gombrowicz, voir aussi Littérature polonaise.

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Levi, Primo

   

Primo Levi, Si c'est un homme

Titre original : Se questo è un uomo. Récit autobiographique lu en italien.

Ce livre raconte le séjour forcé de l’auteur au camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau jusqu’à sa libération.

Primo Levi doit sa survie surtout au fait qu’il était chimiste professionnel, donc un esclave très utile à la machine de guerre nazie. Mais ce n’est pas pour cela que sa vie là-bas a été plus agréable ou moins en danger ! La lutte pour la survie était quotidienne et cruelle, et malgré tout l’avantage que cette survie pouvait présenter pour les nazis, elle était loin d’être acquise d’avance. Surtout le camp de Birkenau avait comme tâche primordial de tuer les prisonniers par le travail. Primo Levi reste plus d’une fois bouche bée devant l’absurdité du comportement des nazis qui passaient leur temps à tuer la main-d’oeuvre dont ils avaient besoin de façon urgente pour gagner la guerre...

Primo Levi a réussi à relater son séjour là-bas avec un regard aussi impartial que possible, un énorme sang-froid et un bon sens humain inébranlable. En plus, il a coulé son récit dans une langue sans exagérations, mais souvent teintée d’humour. Tout cela ensemble rend les horreurs de ce camp supportables au lecteur sans en démentir les faits.

Notez que la continuation thématique de ce livre est La trève, qui raconte la longue errance de Primo Levi pour rentrer chez lui en Italie.

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Primo Levi, Si c'est un homme

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Primo Levi, La trève

Titre original : La tregua. Récit autobiographique lu en italien.

Après son séjour au camp de concentration, Primo Levi est obligé de parcourir des milliers de kilomètres à travers toute l’Europe de l’est avant de pouvoir rentrer chez lui en Italie.

Ce récit, qui contient les épisodes les plus invraisemblables, mais rarement drôles pour ceux qui les vivaient, qui risquaient plus d’une fois d’y laisser leur peau.

Du point de vue stylistique, c’est la même veine que Si c’est un homme et plus reposant pour le lecteur parce que dans ce livre les évènements ne sont pas dictés par la loi absurde d’un camp d’extermination.

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Primo Levi, La trève

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Márai, Sándor

Pour l'auteur, voir Littérature hongroise.

   

Sándor Márai, Mémoires de Hongrie

Souvenirs lus en français. Titre original : Föld, föld !....

Ce livre autobiographique raconte comment Sándor Márai a vécu, lui personnellement, l'écroulement de l'occupation nazie dans la région budapestoise et le passage à l'occupation russe. Ayant écrit ce récit une vingtaine d'années après les événements relatés, il a eu le temps de réfléchir et de voir même les conséquences ultérieures de ce second bouleversement de la société hongroise. Il en résulte un refus catégorique de ce système politique qui tout en étant différent, n'a pas contribué moins que le nazisme, à détruire la société bourgeoise hongroise. Sándor Márai va jusqu'à invoquer une sorte d'incompatibilité raciale entre les Russes et les Européens.

Ayant lu ces préliminaires - bien "emballés" dans un récit - je me demandais déjà si c'était la peine de continuer à lire, puisque tout semblait avoir été dit. Ce qui m'a finalement empêché d'arrêter la lecture c'était la phrase suivante (p. 22 de l'édition française d'Albin Michel) : "Je décidai d'observer les Russes et les communistes avec la plus stricte objectivité."

Et Sándor Márai tient parole ! Sur environ 400 pages - et avec la maestria qu'on lui connaît - l'auteur raconte ce qu'il a vu, de ses yeux vu, pendant toute cette période trouble qui voit s'écrouler la nazisme, s'effondrer l'armée allemande, s'effriter encore la société hongroise traditionnelle, tomber en ruines la ville de Budapest et s'installer une nouvelle dictature d'un autre genre. Sans démentir ses opinions, il reste très près des faits qu'il a vécu sur place, à Budapest même et dans les environs, côtoyant d'abord les nazis et leurs collaborateurs, puis les Russes et leurs collaborateurs, mais aussi un certain nombre de caractères intègres et de victimes des deux camps.

A la fin du livre, Sándor Márai partira en exil et finira sa vie aux Etats-Unis...

Titre

Le titre français annonce prosaïquement la classification du livre d'après son contenu. Le titre original, au contraire, reste plus flou et pour ainsi dire poétique. Il peut à mon avis être traduit et interprété de deux façons bien différentes :

- "O pays, ô pays" serait une complainte provoquée par les événements politiques et militaires désastreux qui ont dévasté la Hongrie (et l'Europe).

- "De la terre, de la terre [à l'horizon] !" (comme abréviation répétée du hongrois "Föld a láthatáron!") rappellerait le fameux cri de joie que les marins de Christophe Colomb ont poussé quand ils voyaient enfin ce qu'il prenaient pour la terre ferme, après l'interminable traversée de l'Atlantique.

Complainte face à la misère vécue ou cri de joie annonçant la fin du calvaire : les deux me paraissent possibles. Mais on sait bien aussi que les marins de Colomb s'étaient trompés de continent... Et les Hongrois ? Et Sándor Márai ?

[hrh 27/04/06]

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Sándor Márai, Mémoires de Hongrie

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Pellico, Silvio

Né en 1788 à Saluzzo (Italie), en détention autrichienne à Milan, Venise et Brünn (Spielberg) de 1820 à 1830, décédé à Turin en 1854.

Silvio Pellico, Mes prisons

Souvenirs lus en italien (un grand merci à Bernard Roux, qui m’a prêté l’édition italienne !).
Titre original : Le mie prigioni.

Avant de lire ce livre, qui est encore impressionnant même pour un lecteur d’aujourd’hui, on devrait se rendre compte des choses suivantes :

- Le livre a été écrit dans la première moitié du XIXe siècle, dans une période de sentimentalité romantique, où même les hommes pleuraient facilement et où le public demandait beaucoup de sentiments aux littérateurs. Cette tendance a été potencée dans Pellico par un catholicisme existentiel.

- Les gens se comportaient entre eux en conséquence, et ce, même dans des situations qui ne nous paraîtraient pas appropriées de nos jours. Pour donner des exemples, Pellico embrasse plus d’un commissaire et cachotier autrichien par compassion chrétienne et humaine.

- Le livre a initialement été écrit dans l’intention religieuse de montrer à d’autres hommes et femmes le chemin vers le catholicisme, qui avait l’air d’offrir une issue mentale du désarroi généralisé, comme contre-mouvement aux ‘lumières’ étouffées dans les flots de sang des révolutions et des guerres napoléonniennes (voir aussi Religion & théologie).

- Pour des raisons religieuses et pragmatiques (la censure est toujours en place !), Pellico évite de mettre le moindre accent inutile sur les aspects négatifs, ne dit rien de précis sur son procès, n’attaque personne et essaie de trouver quelque chose de bon dans tout être humain, même dans ceux qui lui font du mal.

- Tout en étant caractérisés par des brutalités indescriptibles et souvent fatales, les prisons et cachots de l’époque offraient parfois aux prisonniers des possibilités de convivialité étroite avec leurs gardiens (et même avec les femmes et enfants de ceux-là), impensables de nos jours. On ne savait rien encore de ces prises d’otage et ces attentat au suicide, qui sont malheureusement devenus monnaie courante pour nous.

- La plus grande partie de ce que nous appelons maintenant l’Italie du nord se trouvait alors - après la fin de l’occupation française – sous l’occupation autrichienne, et la ‘carboneria’ était le mouvement politique aspirant à la fin de cette occupation. Pellico - comme tant d’autres carbonari - a été condamné par des juges italiens travaillant pour les Autrichiens.

- Même la période suivant la libération de Pellico était politiquement délicate, l’Europe ocillant constamment entre révolution et restauration.

Si vous êtes prêt à accepter le livre de Pellico sans préjugé, comme le récit personnel d’un littérateur très sensible ayant mené, pendant dix ans, une lutte quasiment sans espoir contre la solitude, le froid, l’obscurité, l’humidité, la maladie, les douleurs, les chicanes administratives et la mort, la lecture de ce livre peut être un enrichissement pour vous même de nos jours. Sans le vouloir on est plongé dans un autre monde, plein de souffrances, qui nous est heureusement de plus en plus étranger, à nous autres Européens.

Les volumineuses Addizioni (suppléments) de Maroncelli peuvent être lus parallèlement au texte de Pellico parce qu’ils respectent l’ordre des chapitres. Mais ils n’ont malheureusement pas toujours les mêmes valeurs littéraire et documentaire que les textes de Pellico. Tout en donnant quelques informations supplémentaires du point de vue de Maroncelli, ils montrent ce même Maroncelli bavardant à la légère, qui ce faisant a déjà causé la condamnation de Pellico. Une fois de plus, il se complaît dans des affirmations improuvables relevant de certaines rumeurs et va jusqu’à avancer des théories franchement rassistes sur le caractère de l’Autrichien en tant que tel. Toutes ces pages où il essaie de faire accepter l’identité logique du catholicisme et de l’essence de l’homme ainsi que la supériorité de la littérature chrétienne-catholique par rapport à n’importe quelle autre littérature, vous pouvez les laisser tomber sans problèmes si vous n’avez pas un intérêt religieux qui vous pousse à lire ses vérités 'indéniables' selon Maroncelli. Pareillement les pages parlant de l’histoire et de l’importance du ‘cor-mentalismo’ italien, qui sont bien trop diffuses et surchargés de détails, ne pourront vraiment intéresser que les spécialistes.

Comme supplément aux Addizioni, Maroncelli nous offre quelques chapitres intitulés Invenzioni (inventions, actes créateurs), qui donne une idée de certains problèmes de la vie quotidienne dans les cachots. Ils présentent, d’une part, les inventions et improvisations avec lesquelles les prisonniers essaient de vaincre certaines difficultés causées par le refus même d’outils primitifs (par exemple des couverts pour manger, des gants pour se chauffer les mains). D’autre part, ils montrent à l’aide d’exemples concrets à quel point manquaient de sens, certaines ‘mesures de discipline’, qui s’appuyaient généralement sur des décrets personnels de l’empereur. Ce n’est que dans ces chapitres qu’on apprend certaines choses importantes, par exemple la nature et l’exécution des travaux forcés ainsi que la dispute à propos de l’excommunication sommaire de tous les carbonari.

Les Capitoli aggiunti (chapitres ajoutés) ajoutés plus tard en supplément par Pellico lui-même donnent des informations intéressantes sur l’histoire de la création du livre et sur les premières réactions provoquées par sa publication. Ceci est vrai malgré le ton religieux qui monte de plus en plus. En plus, ces chapitre permettent à Pellico de prendre ses distances par rapport à certaines affirmations que Maroncelli a faites à la légère (une fois de plus) et qui ont causé bien des inimitiés supplémentaires à Pellico. Je dis ‘supplémentaires’ parce que Pellico ne s’est pas fait beaucoup d’amis avec son livre, les uns trouvant qu’il allait trop loin, les autres, qu’il n’allait pas assez loin, etc. Qui a pignon sur rue...

Fiction et vérité

Depuis la parution de ce livre il y a toujours eu controverse à propos de la véracité de son contenu. C’est compréhensible que le côté autrichien, en la personne de Metternich, déclare tout le livre comme un ramassis de mensonges. Mais même en Italie et en France les opinions divergeantes n’arrêtaient pas de s’entre-choquer.

Il y avait même un doute qui planait sur l’identité de certains co-détenus de Pellico et de Maroncelli. C’est pourquoi je ne sais pas ce que je dois penser de ce nommé Lafayette qui, à ce qu’il paraît, a passé cinq ans de détention dans les cachots d’Olmütz (l’actuel Olomouc) et qui d’après les détails biographiques donnés par Maroncelli serait très précisément le Lafayette qu’on connaît de la Grande révolution et de la Guerre de libération d’Amérique. Pourtant, dans les biographies que j’ai pu consulter au sujet de cet homme il n’est jamais question d’une telle détention. Si vous en savez plus, dites-le-nous. Merci beaucoup à l’avance !

Intention et réception du livre

Originairement ce livre a été écrit par Silvio Pellico avec une bonne intention religieuse, mais - malgré tous les oiseaux de mauivais augure - il a surtout réussi à créer, au niveau européen, une forte pression politique visant une amélioration des déplorables conditions de détention de l’époque. Voir aussi sous Religion & théologie.

Observations linguistiques

Au besoin vous trouverez des informations détaillées sur la langue italienne de l’édition originale en cliquant sur L’italien de Pellico et de Maroncelli.

INFO / ACHAT
Silvio Pellico, Mes prisons
P = texte de Silvio Pellico, M = suppléments de Piero Maroncelli

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Pliouchtch, Léonide

Dans le carnaval de l’Histoire

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Hans-Rudolf Hower 2003

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Dernière mise à jour : 06/04/16